Dans les petits bijoux de Nina
New York “Je voulais vraiment essayer”, lance Nina Egli, jeune créatrice de bijoux pas encore trentenaire. Le people en vogue remarque sont travail et la voici propulsée sous les feux de la rampe , mais pas ceux auxquels elle pensait… Retour en arrière. En 2002, Nina quitte Zurich et débarque à New York. Premier point de chute, Harlem, chez un ami américain qui accepte de la loger gracieusement dans son appartement qui tient plus de la boîte à chaussure que du logis douillet. Peu importe, Nina est arrivée à New York la tête pleines de rêves, mais avec un but: devenir actrice. Elle suit des cours au Lee Strasberg Institute ou tout se déroule à merveille. Seul bémol: son école à un coût et le manque d’argent se fait de plus en plus ressentir même pour assurer le quotidien. “Il fallait que je trouve rapidement un job, ce qui s’est révélé impossible. Nous étions au lendemain du 11 septembre et aucun restaurant ne voulais m’engager car je n’avais pas de visa de travail”. Que faire pour ne pas se transformer en l’une de ces Cosette égarées dont New York ne sait plus que faire ? Son ami logeur, baignant plus ou moins dans le petit monde de la mode new yorkaise lancera l’idée qui va changer la vie de Nina: créer des bijoux. “J’ai tout de suite dit ok. Le projet ne me faisait pas peur, ma mère est styliste”. Quatre ans plus tard, ce petit bout de femme nymphatique aux cheveux châtains foncés que font ressortir un teint diaphane, des yeux clairs et une bouche soulignée de rouge carmin, est a des années lumières de ses premiers déboires. Aujourd’hui bien installée dans son appartement-atelier dans un brownstone du quartier de Fort Greene à Brooklyn, elle est tout simplement sereine. Pari réussi. Son style est à son image: en bronze, en argent ou en or 14 carats, romantique parfois teinté d’une noirceur profonde ou de pastels acidulés , avec une touche de symbolisme ironique, ses bijoux restent infiniment féminins. ” Je crée ce que j’aime porter” martele-t-elle. Ce qui occupe Nina en cette fin d’année ce sont surtout les deux collections qu’elle signe sous son nom cette fois, pour la fameuse marque de sport Roxy et qui sortiront au printemps 2007. Surprenant. “Oui, en fait j’ai créee la couronne décernée à la gagante du Roxy Chiken Jam, une compétition de snowboard qui s’est déroulée à St-Moritz l’an dernier. Ce que je fais leur plaît et c’est comme ça que cette association est née. ” Voilà comment Nina Egli se laisse glisser sur la vague du succès, l’air de rien, entre Tokyo, Paris, Zurich et New York ou ses bijoux font un malheur. Danielle Delaloye-Suter / New York Une version similaire de ce texte a été publiée par Migros Magazine du 11 décembre 2006. CommentsYou must be logged in to post a comment. |
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