Menace sur la terre : des experts cherchent à nous protéger des «missiles spatiaux»
Une conférence de trois jours parrainée par la NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA) s’est ouverte aujourd’hui à Washington pour étudier comment détecter ces objets célestes qui menacent la terre et comment la protéger. Mike Gaffey explique que les programmes spatiaux actuels ont été développés pour repérer les objets de plus d’un kilomètre de diamètre. « A l’heure actuelle, nous avons découvert 2/3 des corps de cette taille, dit-il. Mais les plus petits qui font entre une centaine de mètres et un demi-kilomètre de diamètre peuvent aussi causer des dégâts importants au niveau local. Ils peuvent par exemple provoquer un tsunami». Comme le rappelle le scientifique, la chasse aux plus petits objets célestes a commencé en 1997. En 2006, la NASA a été mandatée par le gouvernement américain pour développer un programme spécifique sur eux et n’a pas encore rendu ses conclusions. Sur le plan politique, la communauté internationale commence à s’organiser. Le mois dernier, un projet de traité sur la mise en place d’une mission spatiale chargée de détruire un astéroïde menaçant la terre, a été présenté aux Nation Unies. Il devrait être formellement soumis à l’ONU en 2009. Le cas de l’astéroïde Apophis a récemment beaucoup fait parler de lui. Selon les scientifiques, il y avait initialement 2,7% de chances pour que l’objet percute la terre en 2029. Ces derniers se sont depuis révisés et affirment qu’Apophis va passer très près de la terre à cette année-là mais ne la touchera pas. D’après de nouveaux calculs, il y aurait une chance sur 45 000 qu’elle percute en revanche la terre le 13 avril 2036. La NASA et L’ESA ont joint leurs forces pour étudier les astéroïdes. L’agence spatiale américaine a notamment chargé l’équipe du professeur Gaffey d’étudier leur composition. L’ESA est en train de travailler sur la mission Don Quichotte qui a pour but de tester de combien on pourrait modifier de la trajectoire d’un astéroïde si on la percutait avec une sonde spatiale. «La clé dans ce genre de cas, c’est le temps à disposition, conclut le professeur Gaffey. C’est assez simple de dévier un objet céleste mais encore faut-il s’y prendre assez tôt. On peut par exemple modifier de 1 millimètre par seconde la trajectoire d’un objet se déplaçant à 30 kilomètres par seconde. En six ans, on pourrait donc faire en sorte qu’un tel corps qui file droit vers la terre, ne nous touche pas». Jean-Cosme Delaloye / New York CommentsYou must be logged in to post a comment. |
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