|
New York. L’heure et demi coûtait 300 dollars (360 francs). Deborah Jeane Palfrey alias Miz Julia qui est aujourd’hui accusée d’avoir été à la tête d’un important réseau de prostitution à Washington, assure que ses clients ne recevaient que des massages pour ce prix-là. Le procureur en charge de l’affaire affirme pour sa part que les employées de « Miz Julia » étaient des call-girls qui faisaient beaucoup plus que masser. New York. Le poker n’est plus menteur et les cartes sont sur la table. D’un côté, le Congrès à majorité démocrate a voté hier une loi donnant à la Maison Blanche les 124,2 milliards de dollars qu’elle demandait pour financer la guerre mais en lui fixant une date butoir pour le retrait des troupes américaines d’Irak. De l’autre, le président George Bush, farouchement opposé à cette loi qui demande un redéploiement dès l’automne prochain, a promis de mettre son veto. New York, 25 avril 2007. A cette époque, Orangeburg se pépare normalement à accueillir le festival de la rose. La petite ville de 13 000 habitants au cœur de la Caroline du Sud, sera, l’espace de quelques heures aujourd’hui, la capitale de l’Amérique de l’opposition à George Bush. Les candidats démocrates à la présidentielle de 2008 y ont rendez-vous ce soir pour le premier débat de leur parti. New York. Jusqu’à samedi dernier, Thabo Sefolosha avait gardé ce petit côté exotique collé à son numéro deux. Pour la majorité des fans et des suiveurs de la NBA, le basteketteur veveysan des Chicago Bulls restait le premier joueur Suisse à évoluer dans le championnat professionnel américain. Un nouveau venu qui se distinguait par son tatouage messianique «Basketball chose me » (« le basketball m’a choisi). “Toute la saison, il a été un joueur qui a intrigué le public de Chicago, explique KC Johnson, journaliste sportif à la Chicago Tribune qui a couvert toute la saison des Bulls. Mais son match de playoffs samedi dernier contre les Heats lui a fait franchir un palier ». New York. Les lunettes que Seung-hui Cho portait sur sa photo d’immatriculation diffusée mardi, ont disparu. Les traits de l’étudiant au visage de gamin, que les témoignages recueillis ces derniers jours au Virginia Tech de Blacksburg décrivaient comme chétif, mal dans sa peau, morbide et solitaire, se sont violemment durcis hier. Roanoke. “Guns!” (Pistolets !) Le conducteur de la voiture rouge qui longe le magasin d’armes, lève le poing par la fenêtre et crie son soutien à John Markell, le propriétaire du commerce. Markell, un homme de taille moyenne, a vendu l’un des deux pistolets utilisés par Cho Seung-Hui lundi pour abattre 32 personnes à la Virginia Tech à Blacksburg, avant de se suicider. Il se défend : «Je suis désolé, mais je n’y peux rien. Le gamin ne sortait pas du lot et rien ne l’empêchait légalement de s’acheter une arme. Il aurait pu le faire n’importe où Virginie ». Blacksburg. Il répond d’abord aux questions avec le sourire. Il raconte quasiment avec détachement ce qu’il a vécu. Il s’excuse presque de n’avoir rien entendu, lui qui dormait à quelques portes de la chambre où s’est déroulée la première fusillade, lundi matin sur le campus de la Virginia Tech à Blacksburg. Série de photos à l’Université de Virginia Tech, qui a été, le 16 avril 2007, le théâtre de la pire tuerie de l’histoire moderne des Etats-Unis. New York. Des bruits de tir dans la grisaille matinale. Les images tournées par Jamal Albarghouti, un étudiant, ont fait hier le tour des télévisions américaines pendant que le bilan de la tuerie sur le campus de la Virginia Tech University à Blacksburg en Virginie, ne cessait de s’aggraver. Hier soir, il était de 33 morts et au moins 29 blessés. Le tireur présumé qui n’avait toujours pas été identifié hier soir par les autorités, faisait partie des victimes. Lors d’une conférence de presse, Charles Steger, le directeur de l’Université, a décrit la tragédie comme « monumentale ». Par le biais de sa porte-parole, George Bush s’est, lui, dit, « horrifié ». Photos de vétérans américains d’Irak et d’Afghanistan. |
||


