Bloomberg, un milliardaire tenté par la troisième voie à la Maison Balnche
Mike Bloomberg, le maire de New York, a annoncé le 19 juin 2007 son départ du parti républicain. Il pourrait se présenter à la présidentielle de 2008 en tant qu’indépendant. New York. Les démocrates se déchirent sur la guerre en Irak. Les républicains s’attaquent sur l’avortement et sur le bilan de George Bush. Y’aurait-il désormais de la place pour un troisième homme dans la course à la Maison Blanche en 2008? Les rumeurs vont bon train aux Etats-Unis depuis que Mike Bloomberg, le populaire maire de New York, a annoncé le 19 juin 2007 qu’il quittait le parti républicain pour devenir indépendant. Le milliardaire assure pour l’instant n’avoir pas l’intention de briguer la succession de George Bush, mais les indices se multiplient. Il a reçu mardi le soutien musclé du gouverneur de Californie Arnold Schwarzenergger, avec lequel il participait à une conférence dans les environs de Los Angeles. Mike Bloomberg doit également se rendre prochainement dans le Missouri et en Floride, deux Etats centraux dans la course à la Maison Blanche. Démocrate pendant des années, Bloomberg, 65 ans, a abandonné ce parti pour briguer la mairie de New York sous les couleurs républicaines en 2001. Dans la Grande Pomme, une ville à majorité démocrate, Mike Bloomberg n’a jamais complètement été identifié aux conservateurs. Ces dernières années, l’ancien homme d’affaires, s’est lancé dans une croisade pour nettoyer les rues de New York des armes. Réélu en 2005, il soutient les unions du même sexe et est très sensible à la lutte contre le réchauffement climatique. Il est aussi pour une politique de légalisation des sans-papiers qui travaillent et paient leurs impôts. Si Bloomberg décide de se lancer dans la course à la Maison Blanche, les Américains pourraient avoir à choisir entre trois New-Yorkais l’année prochaine : Rudy Giuliani, ancien maire de la Grande Pomme qui brigue la nomination républicaine, Hillary Clinton chez les démocrates et Mike Bloomberg. Ce dernier devrait toutefois surmonter un obstacle majeur. Ses compatriotes sont généralement réticents à plébisciter un candidat indépendant lors des présidentielles. En 1992, le milliardaire Ross Perot a largement été battu après avoir investi 65 milliards de dollars dans sa campagne. Jean-Cosme Delaloye / New York CommentsYou must be logged in to post a comment. |
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