Pacte à Annapolis pour une paix au Proche-Orient d’ici fin 2008

agence de presse the.point.is.

  • George Bush a annoncé le mardi 27 novembre à Annapolis qu’un accord a été trouvée entre Israéliens et Palestiniens.
  • Les deux camps s’engagent à négocier pour tenter de parvenir à un accord de paix et à la création d’un Etat palestinien d’ici fin 2008.
  • Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a appelé les pays arabes à ne plus boycotter Israël.

Annapolis. Le président américain George Bush, le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Ehoud Olmert ont scellé le mardi 27 novembre d’une poignée de main le pacte d’Annapolis (photo: La Secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice à Annapolis. ©Jean-Cosme Delaloye). Israéliens et Palestiniens se sont s’engagés à débuter des négociations immédiates pour tenter de parvenir à un accord de paix et à la création d’un Etat palestinien d’ici fin 2008. La première rencontre est agendée pour le 12 décembre prochain. Elle sera suivie de réunions bi-hebdomadaires entre Mahmoud Abbas et Ehud Olmert.

Comme le précise Walter Douglas, directeur du service de presse pour le bureau du Proche-Orient au Département d’Etat, les Etats-Unis vont jouer le rôle de médiateur. “Les deux camps vont se parler, c’est la grande nouveauté, explique-t-il. Ils sont les deux décidés à parvenir au but que nous nous sommes fixés ici à Annapolis”. L’officiel précise que tous les sujets sensibles comme la question de Jérusalem et celle des réfugiés palestiniens, seront abordés au cours de ces négociations.

Walter Douglas réfute les critiques sur l’absence d’engagement du gouvernement Bush au proche-Orient ces dernières années. “Si nous n’avions pas travaillé d’arrache-pied sur le conflit au Proche-Orient, nous n’en serions pas arrivés là, ajoute-t-il. C’est un jour important”.

Afif Safieh, représentant de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) à Washington, est optimiste. “Seul les optimistes font l’histoire, lance-t-il dans un français impeccable. Comme dirait Valery Giscard d’Estaing, il faut aider l’histoire à faire le bon choix”. L’ambassadeur ajoute que les “Etats-Unis sont en train de contourner l’impotence diplomatique qu’ils se sont imposés”. Mark Regev, porte-parole du gouvernement israélien a pour sa part assuré mardi soir à Annapolis que le gouvernement Bush jouissait de la confiance des deux camps pour joeur le rôle de médiateur. Il a affirmé qu’Israël souhaitait un Etat palestinien “viable”.
A l’heure du bilan hier soir, la Secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a d’ailleurs souligné les « progrès importants » réalisés à Annapolis. Elle a elle aussi affirmé que toutes les questions épineuses – comme celle de Jérusalem-Est, où les Palestiniens souhaitent établir leur future capitale - seront abordées lors des négociations.Et de conclure: “L’échec n’est pas une option. Nous devons réussir”.
Lire l’article de Jean-Cosme Delaloye le 28 novembre dans la Tribune de Genève et 24heures.


Comments

You must be logged in to post a comment.

Name (obligatoire)

Email (obligatoire)

Site web

Speak your mind