James Jones, arbitre de George Bush au Proche-Orient

jamesjones1.jpg

  • James Jones, ancien commandant des forces de l’OTAN en Europe a été chargé par le gouvernement Bush de superviser les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.
  • Il devra conseiller le Département d’Etat sur les questions de sécurité entre Palestiniens et Israéliens.
  • A Washington, le général Jones jouit de la confiance des républicains et des démocrates.

New York. James Jones est le numéro quatre (photo © Atlantic Council). Nommé mercredi 28 novembre 2007 par la Secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice pour superviser les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, l’ancien commandant des forces de L’OTAN en Europe est le quatrième général à s’attaquer à la crise du Proche-Orient sous George Bush. Avant lui, Anthony Zinni, Colin Powell, à l’époque où l’ancien numéro un de l’armée américaine était Secrétaire d’Etat, et Keith Dayton, ont essayé de faire progresser les relations entre Israéliens et Palestiniens. Chargé début 2005 par George Bush d’organiser les forces de sécurité palestiniennes, le général Dayton conserve son poste.

James Jones va avoir la lourde tâche de conseiller le Département d’Etat sur les questions de sécurité qui fâchent les Israéliens et Palestiniens. Selon la Feuille de route pour la paix en 2003, les Palestiniens étaient chargés de désarmer les milices. Cela n’a pas été fait. Mark Regev, porte-parole du gouvernement israélien, a rappelé mardi à Annapolis que ce désarmement des milices reste l’une des conditions de base d’Israël dans les négociations de paix qui débuteront le 12 décembre prochain. L’Etat hébreu n’a pour sa part pas réduit sa présence militaire en Cisjordanie ni gelé la colonisation des Territoires occupés.

Pour tenter de trouver une solution à ces revendications des deux camps, le nouvel émssaire du gouvernement Bush au Proche-Orient, 64 ans, peut s’appuyer sur une longue expérience des conflits. L’homme qui est né dans le Missouri mais a grandi en France, a passé quarante ans dans l’armée américaine. Il a dirigé les marines de 1999 à 2003 avant de prendre le commandement des forces américaines en Europe et celui des troupes de l’OTAN en Europe, de 2003 à 2006.

A la retraite depuis février 2007, James Jones n’est pas resté inactif. Il a notamment rejoint le conseil d’adminsitration de Boeing. En mai de cette année, le Congrès lui a confié la présidence de la commission d’évaluation de l’armée et de la police irakiennes. Le 6 septembre dernier, l’ancien général a présenté aux parlementaires son rapport soulignant les lacunes des forces de sécurité irakiennes. Il n’a pas hésité à contredire la Maison Blanche et à recommander une réduction du nombre de soldats américains déployés en Irak.

L’ancien commandant de l’OTAN jouit d’une bonne réputation aussi bien chez les républicains que chez les démocrates. Selon le Wall Street Journal, Condoleezza Rice lui aurait d’ailleurs offert le poste de Secrétaire d’Etat adjoint l’année dernière. Mais Jones aurait refusé à deux reprises.

Jean-Cosme Delaloye / New York

Cet article est paru le 30 novembre dans la Tribune de Genève et 24heures.

A lire également “Bernard Kouchner embrasse le pacte d’Annapolis” et “Pacte à Annapolis pour une paix au Proche-Orient


Comments

You must be logged in to post a comment.

Name (obligatoire)

Email (obligatoire)

Site web

Speak your mind