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New York. C’était l’énigme du jour. Pendant toute la journée qui a précédé, mardi 26 février, le vingtième débat entre Hillary Clinton et Barack Obama, médias et experts se sont demandés quelle Hillary Clinton allait défier son rival pour l’investiture démocrate à la présidentielle de novembre. Allait-on voir « Hillary la conciliante » qui avait tendu la main à son adversaire au Texas la semaine précédente ? Hillary la sarcastrique qui s’était moquée de la rhétorique de Barack Obama dans un discours prononcé samedi dernier dans l’Etat de Rhode Island ? Ou Hillary la pugnace qui a attaqué de front le sénateur afro-américain de l’Illinois ces derniers jours ? New York, 25 février 2008. A Ankara, on annonce. L’armée turque a déclaré lundi avoir tué 41 rebelles kurdes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) au cinquième jour de l’opération militaire dans le nord de l’Irak. Pendant ce temps à Washington, on croise les doigts. « Nous espérons que ceci sera simplement une incursion à court terme », a dit le même jour Dana Perino, la porte-parole de la Maison Blanche. «Nous sommes en contact avec eux [les Turcs] pour faire en sorte que les cibles se limitent au PKK (n.d.l.r. : une organisation considérée comme terroriste par Washington) et (…) pour éviter les victimes civiles ». New York, 22 février 2008. Scandale ou conspiration ? Depuis que le New York Times a publié jeudi 21 février 2008 une enquête sur les relations « inappropriées » entre John McCain, le candidat républicain à l’élection présidentielle de novembre, et une lobbyiste de Washington, les réactions pleuvent aux Etats-Unis. New York. Pour pouvoir prétendre à la Maison Blanche, il faut être prêt à passer à la moulinette. L’affirmation est du républicain Mike Huckabee. Il y a une année, l’ancien pasteur baptiste avait lancé sa campagne présidentielle en soulignant son amour pour l’Amérique et en affirmant n’avoir pas peur d’être scruté sous toutes ses coutures. Jamais avare d’un bon mot, Huckabee avait même comparé la politique à une « machine à saucisses ». New York, 21 février 2008. Elle devait absolument tenter de se démarquer de l’homme qui vient de lui infliger une série de dix défaites consécutives dans les primaires présidentielles démocrates. Lors d’un débat jeudi soir à Austin, Hillary Clinton l’a fait avec une photocopieuse. L’ancienne First Lady a accusé Barack Obama d’avoir plagié Deval Patrick, le gouverneur du Massachusetts, et de vouloir « photocopier » le changement. New York. « Je serai prudent. Merci ». C’est sur ces mots que Fidel Castro (photo Jarin Blaschke) a conclu hier son message dans lequel il indique son intention de ne pas se représenter à la présidence de Cuba. Le Lider Maximo, 81 ans, va passer la main après quarante-neuf ans au pouvoir. Atteint par la maladie, Fidel Castro avait d’ailleurs techniquement déjà confié la direction du pays à son frère cadet Raul, 76 ans, depuis le 31 juillet 2006 à cause de ses problèmes de santé. New York. Pour Hillary Clinton, les mardis se suivent et se ressemblent. L’ancienne First Lady a perdu le 19 février la primaire du Wisconsin et le caucus de Hawaï face à un Barack Obama qui enregistre ses neuvième et dixième succès d’affilée. En campagne mardi soir dans l’Ohio, la sénatrice de New York n’a pas mentionné ses nouveaux revers face à son rival de Chicago. Au même moment, Barack Obama a célébré son succès au Texas en se posant en champion du peuple face au système. «Washington est devenu un endroit où les bonnes idées meurent » , a-t-il déclaré dans une salle comble. Le sénateur de l’Illinois est désormais favori dans la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle de novembre. New York. Le bras de fer entre Barack Obama(photo Daniella Zalcman) et Hillary Clinton est entré dans une nouvelle phase : la lutte des calculatrices. Depuis les trois nouvelles et nettes victoires du sénateur afro-américain de l’Illinois mardi dans les primaires de Virginie, du Maryland et de la ville de Washington, les analystes de la vie politique américaine comptent et recomptent pour savoir si l’ancienne First Lady peut rattraper son retard sur son rival. Une fois de plus, des enjeux régionaux servent de toile de fond à la crise libanaise. Les protagonistes principaux sont connus. D’un côté Washington, Israël et l’Arabie Séoudite. De l’autre l’Iran et la Syrie. New York. Hillary Clinton peut-elle encore le stopper ? Depuis quelques jours, Barack Obama semble inarrêtable. Après ses nettes victoires en Louisiane, dans le Nebraska, l’Etat du Washington et le Maine, le sénateur de l’Illinois a remporté le 12 février les trois primaires présidentielles de Virginie, du Maryland et de la ville de Washington. |
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