New York. Le 25 novembre 2006, Sean Bell, un Afro-Américain de 23 ans, est abattu d’une cinquantaine de balles par la police new-yorkaise. Le jeune homme qui n’était pas armé, est mort la nuit précédent son mariage. Le 25 avril 2008, les trois inspecteurs accusés d’avoir fait feu sur lui et sur deux de ses amis à la sortie d’une boîte de striptease, ont été acquittés. Dans son verdict, le juge Arthur Cooperman de la Cour suprême de l’Etat de New York, a estimé que les témoins du drame, dont les amis de la victime, n’étaient par moments pas crédibles.

New York. Les coups de téléphone sont quotidiens. Même Barack Obama et Hillary Clinton ont pris la peine d’appeler plusieurs fois Ivan Holmes, président du parti démocrate de l’Oklahoma et superdélégué. Cette étiquette fait de l’homme à la voix qui sent bon les plaines du coeur de l’Amérique, quelqu’un de très sollicité. Car comme les 795 autres superdélégués démocrate, Ivan Holmes détient la clé de l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de novembre.

New York. Hillary Clinton a une nouvelle fois sauvé sa campagne présidentielle en remportant mardi la primaire de Pennsylvanie avec 55% des voix contre 45% pour Barack Obama. “Merci à la Pennsylvanie d’avoir décidé que je peux être présidente”, a déclaré hier soir Hillary Clinton lors d’un meeting . “Maintenant, c’est à toi de décider, Indiana”, a répondu quelques instants plus tard Barack Obama depuis Evansville dans l’Indiana.

Lancaster, Pennsylvanie. Le soleil se couche sur la gare de Lancaster, petite ville nichée au coeur de la Pennsylvanie et capitale de l’Amérique amish. Debout sur la scène, Barack Obama (photo Jean-Cosme Delaloye) en bras de chemise, est arrivé selon l’horaire. En ce dernier samedi avant la primaire de Pennsylvanie d’aujourd’hui, le candidat démocrate qui traverse l’Etat en train, en est à sa quatrième halte de la journée dans des petites villes de la Pennsylvanie rurale. Sur cette terre plutôt favorable à Hillary Clinton, Barack Obama s’adresse à ces milliers d’électeurs majoritairement blancs et issus des classes ouvrières et moyennes, qu’il avait récemment décrits comme “amers” et se raccrochant aux armes et à la religion pour faire face à l’adversité.

New York. Abraham Foxman arrive dans son spacieux bureau de Manhattan en bras de chemise. A la vue du photographe, le président de l’Anti-Defamation League (ADL), l’organisation juive américaine qui a lancé début avril 2008 une campagne de publicité accusant la Confédération de financer le terrorisme en traitant avec l’Iran, va chercher son veston et sa cravate. «Je ne veux pas que les Suisses aient l’impression que je suis un gangster !», lance-t-il en souriant.

Set de photos prises le 19 avril 2008 lors d’un meeting de camapagne de Barack Obama en Pennsylvanie.

Set de photos sur la visite du pape Benoît XVI à Nerw York en avril 2008.

New York, 13 avril 2008. Le ping-pong de gaffes entre Barack Obama (photo Daniella Zalcman) et Hillary Clinton se poursuit dans la course à l’investiture démocrate. Mais cette fois, le sénateur afro-américain de l’Illinois a semble-t-il offert une balle en or à sa rivale qui ne s’est pas fait prier pour le mettre sur la défensive. Alors qu’il participait le 6 avril à un événement avec des donateurs de sa campagne à San Francisco, Barack Obama avait décrit les cols bleus comme des gens “amers” qui “s’accrochent aux armes à feu ou à la religion, (…) ou à un rejet de l’immigration (…) pour exprimer leur frustration ”.

Washington, 12 avril 2008. Réunis ce week-end au siège du FMI et de la Banque mondiale à Washington, les grands argentiers de la planète ont annoncé leur intention d’accroître leurs contrôles sur les banques. La démarche a réjoui samedi Hans-Rudolf Merz. Le conseiller fédéral en charge des finances, qui participait à la reunion de printemps du FMI et de la Banque mondiale, a parlé d’un “message positif”.

Rio de Janeiro. L’homme tient une grenade. Autour de lui, des jeunes paradent sur des motos, pistolet au poing et à la ceinture. La police patrouille sur la route principale à 200 mètres à peine, mais au bout de cette rue marchande de la Cité de Dieu à Rio de Janeiro, ce sont les trafiquants qui font la loi. L’homme a le regard embrumé et la question nerveuse. Don et Mingau, deux rappeurs et travailleurs sociaux respectés dans le bidonville, négocient avec lui et il finit par s’effacer.