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New York. A l’ombre d’un grand arbre, l’homme à la peau basanée tourne délicatement les pages de l’histoire du baseball. Pedro Marrero, 59 ans, raconte ce sport emblématique aux Etats-Unis, qui rythme sa vie. L’homme originaire de Porto Rico dit encore jouer chaque mercredi dans la «ligue des grands-pères », un championnat vétéran de New York. Le dimanche, il aime assister aux matches amateurs à Red Hook, un ancien quartier industriel et portuaire de New York. New York. Au royaume de la cravate, Joakim Noah (Photo Daniella Zalcman) a opté pour le nœud papillon. Spike Lee, fan inconditionnel de basketball et des New York Knicks mais aussi fidèle spectateur de la Draft de NBA, apprécie : «J’aime bien ce joueur, dit le célèbre réalisateur à propos de Noah. J’adore son costume avec le nœud papillon. Respect ». Sortir du lot: le fils de Yannick Noah en a fait une profession de foi. Le message en direction des recruteurs de NBA est clair en ce jeudi 28 juin 2007 au Madison Square Garden à New York: « choisissez-moi et vous verrez la différence ». New York. Le phénomène du basketball universitaire aux Etats-Unis a une coupe afro et un sourire accueillant qui ressemble à celui de son père, Yannick Noah. Joakim Noah a construit sa carrière loin des courts de tennis pour se faire un nom sur les terrains de basket américains. Ce soir, à New York, le joueur franco-américain de 22 ans va réaliser «son rêve de gosse». A l’issue de la Draft, il rejoindra un club de NBA. « Je suis super excité, explique-t-il. Je ne dors plus depuis des semaines!». New York. Jusqu’à samedi dernier, Thabo Sefolosha avait gardé ce petit côté exotique collé à son numéro deux. Pour la majorité des fans et des suiveurs de la NBA, le basteketteur veveysan des Chicago Bulls restait le premier joueur Suisse à évoluer dans le championnat professionnel américain. Un nouveau venu qui se distinguait par son tatouage messianique «Basketball chose me » (« le basketball m’a choisi). “Toute la saison, il a été un joueur qui a intrigué le public de Chicago, explique KC Johnson, journaliste sportif à la Chicago Tribune qui a couvert toute la saison des Bulls. Mais son match de playoffs samedi dernier contre les Heats lui a fait franchir un palier ». New York. L’accolade a fait le tour des Etats-Unis. A l’issue du match remporté dimanche soir par son équipe Tony Dungy, l’entraîneur des Indianapolis Colts, s’est dirigé vers le centre du terrain et a pris Lovie Smith, le coach des Chicago Bears, dans ses bras. Un moment particulier pour deux hommes qui ont écrit une page importante de l’histoire du football américain. Leur face-à-face lors du Super Bowl avait une signification bien particulière : Dungy et Smith sont des amis. Ils ont travaillé ensemble. Mais dimanche ils étaient surtout les deux premiers entraîneurs afro-américains à amener leur équipe jusqu’à ce stade de la compétition. New York. Du guerrier, il n’a pas que la coupe de cheveux. Son crâne rasé surplombe une montagne de muscles. Brian Urlacher, numéro 54 des Chicago Bears, est une machine à tackler. Il porte haut les couleurs d’une équipe qui a bâti son chemin jusqu’à la finale du Superbowl sur une défense de fer. En face, la puissance de feu des Indianapolis Colts a les traits plus fin du maître à jouer : Peyton Manning. Le quarterback est le meilleur passeur de la NFL, championnat de football américain. Miami. Il y a dans ses grandes enjambées à son entrée sur le terrain l’empressement du jeune homme de voir son rêve de gosse se réaliser. Il y a aussi la faim du basketteur pressé de participer à ce match qu’il a jusqu’ici suivi depuis le banc des remplaçants. Le 31 octobre 2006 à Miami, le Veveysan Thabo Sefolosha a dû patienter jusqu’à deux secondes du terme de la première mi-temps avant de pouvoir officiellement inaugurer son statut de premier joueur suisse en NBA. Il est alors 21 heures 23.
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