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	<title>the.point.is.</title>
	<link>http://fr.tpinews.com</link>
	<description>agence de presse, actualité des Etats-Unis, US news, reportages et documentaires des Amériques</description>
	<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 14:56:12 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>La mission secrète du “docteur tatouage” au Honduras</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 18:01:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Cosme</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Amériques]]></category>

		<category><![CDATA[radio]]></category>

		<category><![CDATA[reportages]]></category>

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		<description><![CDATA[Le docteur Padilla Oliva sillonne discrètement son pays depuis 5 ans avec une machine au laser qui permet aux anciens membres de gangs de se faire effacer leurs tatouages.  Reportage à Tegucigalpa.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="infobox left">
<ul>
<li>Le docteur Padilla Oliva sillonne discrètement son pays depuis 5 ans avec une machine au laser qui permet aux anciens membres de gangs de se faire effacer leurs tatouages. </li>
<li>Reportage chez le docteur à Tegucigalpa et chez d&#8217;anciens membres de gangs à San Pedro Sula. </li>
<li>Pour écouter la version audio de ce reportage, <a href="http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/un-dromadaire-sur-l-epaule/?date=05-05-2010">cliquer ici</a>. </li>
</ul>
</div>
<p><em>Tegucigalpa, Honduras. </em>Une femme avec un fusil à pompe monte la garde devant l’entrée de l’Association honduréenne pour la solidarité et la vie. Chaque jour, plusieurs anciens membres de gangs reconnaissables à leurs tatouages se présentent à elle et passent le portail du vieux bâtiment au coeur de Tegucigalpa, la capitale du Honduras. Ils ont rendez-vous avec Enoc Padilla Oliva, le seul médecin du pays possédant une machine qui permet d’effacer les tatouages. </p>
<p>Depuis 2003, le Honduras, l’un des pays d’Amérique centrale les plus violents (voir ci-dessous), s’est lancé dans une chasse aux maras (membres de gangs). Toute personne arborant des tatouages symbolisant les gangs comme la Mara Salvatrucha (MS) et le 18, les deux principales organisations criminelles du Honduras, est passible d’une peine de 5 à 12 ans de prison. Mais en parallèle à cette politique de tolérance zéro, le Honduras s’est doté, en 2005, d’un laser d’une valeur de 75 000 dollars américains qu’il a confié au docteur Padilla Oliva et qu’il met gratuitement à disposition des repentis. </p>
<p>“L’âge de mes patients varie de 10 à 56 ans”, explique Enoc Padilla Oliva. “En 5 ans, 2000 personnes ont pu faire effacer leurs tatouages”. Le médecin et sa machine vont à la rencontre des membres de gangs dans le reste du pays, mais tous les déplacements se font dans la plus grande discrétion : “Beaucoup de jeunes sont menacés de mort par leurs anciens compagnons”, explique-t-il. “Nous faisons profil bas pour les protéger. De leur côté, ils doivent prouver par leur comportement qu’ils cherchent à se réinsérer avant de pouvoir bénéficier de traitement”.</p>
<p>Jovel Miranda Avila, 29 ans, un ancien leader du gang 18, s’est fait enlever 5 tatouages par le docteur Padilla Oliva, mais n’a pas touché à ceux qu’il s’est fait faire en hommage à Dragon et Scrappy, deux de ses anciens compagnons morts. Une question de respect et surtout une “assurance-vie” pour Jovel. “La gang autorise ses anciens membres à effacer les symboles apparents comme le MS ou le 18”, précise le docteur Padilla Oliva. “Mais pour les autres tatouages, c’est beaucoup plus compliqué. Il faut demander une autorisation spéciale”.</p>
<p>Après avoir passé 4 ans en prison pour meurtre, Jovel Miranda Avila a décidé de quitter le gang. Avant de rencontrer le docteur Padilla Oliva, il a essayé d’enlever les tatouages sur ses mains avec de l’acide, mais en a gardé de profondes cicatrices. L’homme qui a une femme et un fils de 4 ans, ne sort jamais de chez lui sans t-shirt de peur que ses voisins aperçoivent le 18 tatoué sur son torse. Il cherche en vain du travail depuis 2 ans.  “Je suis heureux, car je mène désormais une vie sans violence ni confrontation avec la police”, explique-t-il dans la cour barbelée de sa petite maison. “Mais c’est difficile, car  j’ai besoin d’un emploi pour nourrir ma famille. Nous sommes beaucoup dans ce cas et certains finissent par retomber dans le gang”. Une perspective qui inquiète Enoch Padilla Oliva:  “L’avenir pour jeunes Honduréens est gris, car notre pays n’a pas de programme pour leur donner une éducation et leur permettre d’être financièrement indépendants des gangs”.</p>
<p><strong>Tegucigalpa / Jean-Cosme Delaloye</strong></p>
<p>Cet article est paru dans l&#8217;Actualité en 2010. Pour écouter le reportage radio de Jean-Cosme Delaloye, <strong><a href="http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/un-dromadaire-sur-l-epaule/?date=05-05-2010">cliquer ici.</a> </strong></p>
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		<title>Sur la planète de Mathieu Amalric</title>
		<link>http://fr.tpinews.com/2011/01/31/amalric.html</link>
		<comments>http://fr.tpinews.com/2011/01/31/amalric.html#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 16:43:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Cosme</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[culture]]></category>

		<category><![CDATA[articles]]></category>

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		<description><![CDATA[L’insaisissable acteur et réalisateur français s’est révélé au grand public américain ces dernières années en incarnant un homme complètement paralysé dans Le Scaphandre et le Papillon, la crapule du dernier James Bond et un indic’ dans Munich de Steven Spielberg. Il a fait aussi une apparition remarquée dans Les herbes Folles, le dernier film d’Alain Resnais. Interview à New York.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href='http://fr.tpinews.com/wp-content/uploads/2011/01/amalricsm.jpg' title='amalricsm.jpg'><img src='http://fr.tpinews.com/wp-content/uploads/2011/01/amalricsm.jpg' class="photo" alt="agence de presse the.point.is" /></a></p>
<div class="infobox left">
<ul>
<li>L’insaisissable acteur et réalisateur français s’est révélé au grand public américain ces dernières années en incarnant un homme complètement paralysé dans Le Scaphandre et le Papillon, la crapule du dernier James Bond et un indic’ dans Munich de Steven Spielberg.</li>
<li>Il a fait aussi une apparition remarquée dans Les herbes Folles, le dernier film d’Alain Resnais. </li>
<li>Interview à New York.</li>
</ul>
</div>
<p>Il y a des gueules qui vous marquent. Des yeux qui vous transpercent. Des propos qui vous déroutent. Des réflexions existentielles qui vous intriguent. Mathieu Amalric, l’un des grands noms du cinéma français contemporain, est en quelque sorte la somme de ces sensations. André Dussollier, son partenaire dans les Herbes Folles, le dernier film d’Alain Resnais projeté en ouverture du Festival du Film de New York à fin septembre, résume en deux mots - « poker face » - l’énigmatique acteur de 44 ans avant de préciser : « On aime bien tous les deux aborder des choses un peu absurdes, étranges, qui n’ont ni queue ni tête ou sont menaçantes ».</p>
<p>Assis un matin de septembre dans une pièce impersonnelle d’un hôtel new-yorkais, Mathieu Amalric donne tout leur sens aux mots de Dussollier. Il semble prisonnier d’une phrase qui ne se termine jamais. Le cheveu gras,  la chemise noire ouverte, il attend avec impatience un café, car « sinon j’arrive pas… », dit-il avant de suivre une de ces pensées profondes qui semblent le tourmenter du moins l’habiter.  Il parle de « peur du vide » comme on pourrait parler du temps qu’il fait ou de la cour intérieure sombre sur laquelle donne la salle de conférence de l’hôtel. Il dessine sur un petit bloc-notes pendant qu’il raconte ce cinéma qui le passionne, évoque les « amis qui le font jouer dans des films » et son prochain long-métrage, Tournée, sur lequel il travaille depuis plus de quatre ans.</p>
<p>Quand il se balade dans les rues de New York avec André Dussollier, un autre géant du cinéma français, c’est lui qu’une femme arrête pour parler de son rôle dans Le Scaphandre et le Papillon, le film de Julian Schnabel qui l’a révélé au grand public américain en 2007. Sa performance remarquable dans la peau de Jean-Dominique Bauby, ancien rédacteur en chef du magazine Elle, complètement paralysé après une attaque et qui communiquait avec le monde extérieur en battant des cils, lui a valu le César du meilleur acteur en 2008 en France et une reconnaissance internationale. </p>
<p>Considéré comme une figure du cinéma indépendant, Mathieu Amalric n’a pas hésité à se frotter à Hollywood quand l’occasion s’est présentée. Il vient de faire des essais pour Clint Eastwood. L’année dernière, il a incarné Dominic Greene et défié James Bond dans Quantum of Solace : « Quand ça vous tombe dessus, vous vous dites quand même que la vie est assez marrante », glisse-t-il en jouant avec un stylo. « Vous n&#8217;allez pas refuser d&#8217;être un méchant dans James Bond. C&#8217;est quand même assez spécial. Vous vous demandez qui a eu l&#8217;idée. Vous vous dites : est-ce qu&#8217;ils sont malades? »</p>
<p>Mathieu Amalric a aussi fait un passage remarqué dans Munich, le film de Steven Spielberg en 2005, dans lequel il incarnait un indic’ du Mossad, les services secrets israéliens. Il raconte que Spielberg « est un grand ami de Resnais, c’est étonnant ». « Ce type (ndlr, Spielberg) s’est construit un outil de travail absolument faramineux qui lui donne la liberté incroyable de pouvoir réagir à son envie du moment », enchaîne-t-il, visiblement impressionné par un réalisateur qui  « n’a pas de bout de papier, ni vraiment de scénario avec lui ». Un Steven Spielberg qui travaille, selon lui, comme Arnaud Desplechin, le réalisateur français avec lequel Mathieu Amalric collabore régulièrement. Il poursuit : «  Spielberg et Arnaud (ont cette capacité) de faire semblant de ne pas avoir travaillé (…). Mais c’est parce qu’ils ont exploité toutes hypothèses de la scène, qu’ils peuvent (…) se surprendre encore le matin du tournage ».</p>
<p>Les yeux de Mathieu Amalric, fatigués par un vol transatlantique la veille et un décalage horaire qu’ils n’ont pas encore digéré, s’animent quand il parle de mise en scène, sa passion depuis qu’il a 17 ans.  « Là,  j&#8217;ai un peu beaucoup joué et je reviens un peu à ce qui m&#8217;a donné envie de faire du cinéma. Donc au film », lâche ce fils de deux anciens journalistes du Monde avant de justifier sa décision de ralentir encore un peu plus une carrière d’acteur jalonnée de tournages pourtant déjà bien espacés: «  Sinon vous n&#8217;avez plus de naïveté, vous n&#8217;avez plus peur. Vous devenez une espèce de professionnel ». </p>
<p>La carrière de ce père de 3 garçons qui a grandi à Neuilly, banlieue chic de Paris, a véritablement démarré en 1987 quand un ami de sa famille l’a recommandé à Louis Malle. Le célèbre réalisateur l’a engagé comme assistant sur le tournage d’Au Revoir les Enfants, un film qui a marqué son époque. Amalric ne cache pas son admiration non plus pour Roman Polanski, cinéaste originaire du même village polonais que ses propres grands-parents maternels. Il évoque la culture juive quand il parle de l’intérêt qu’elle représente pour Depleschin, avant de bifurquer vers Alain Resnais, réalisateur de 87 ans qui le fascine. « Le scénario chez Resnais est un objet incroyablement présenté (….) avec déjà le montage. Il écrit collure entre chaque plan, c&#8217;est presque un découpage technique », explique Mathieu Amalric, en notant lui-même le mot « collure » sur la feuille qui est devant lui.</p>
<p>Le café n’arrive pas et les mots semblent toujours aussi insaisissables pour cet homme emmêlé dans ses pensées, mais qui finit, la plupart du temps, par aller au bout de ses idées. Il répond à une question sur Tournée, son quatrième long-métrage en tant que réalisateur, qu’il mixera en janvier 2010. Adapté de L’envers du Music-Hall, un roman de Colette, le film raconte la tournée en France d’une troupe américaine de danseuses de cabaret burlesque « qui ont envie de voir Paris, mais ne le verront pas ». « Elles font leur show américain, vu par des Français », poursuit-il en traçant des traits sur sa feuille. « C’est plutôt une histoire des courts-circuits. J’ai certainement voulu provoquer ». </p>
<p>Le fil de la conversion est ténu. On craint de le perdre, mais Amalric, égaré dans ses phrases sans fin, s’y accroche lui aussi. On entrevoit l’acteur méticuleux qu’Alain Resnais décrit comme « un homme plein d’idées qui vous donne bien plus (sur un plateau) que ce qu’on attend de lui ». On sourit quand le nouveau venu dans l’univers de Resnais déclare à propos de son rôle de gendarme dans les Herbes Folles : « J’étais très touché quand Alain m’a demandé de venir dans son monde et très surpris quand il m’a dit que je devais le faire dans la peau d’un flic ». On fronce les sourcils quand il se lance dans une explication métaphysique de la vie et de la disposition des chaises dans la salle de conférence où se déroule l’entretien: « On est quand même constitués de milliards de choses », affirme-t-il en se passant la main dans les cheveux. « Il ne suffit pas d’aimer…..C’est ça le problème, plus vous avancez en âge et plus vous trouvez tout intéressant, (…) Là, j’aimerais bien savoir pourquoi toutes ces chaises sont là. Du coup on sait de moins en moins de choses, parce que tout est intéressant. Donc on ne sait plus rien. C’est un moment assez flottant qui est absolument nécessaire ». Et on opine quand il décrit sa vision de l’Amérique en faisant une analogie avec le passage de la douane à l’aéroport de JFK à New York : « Du côté des passeports étrangers, il y a trois quarts d’heure d’attente. Quand vous faites la queue, vous vous dites que  c’est l’histoire de l’Amérique. (Elle attire) les gens qui viennent d’ailleurs ».</p>
<p>« On ne peut poser les pieds sur le sol tant qu&#8217;on n’a pas touché le ciel », écrit Paul Auster dans Moon Palace. Au bout de trois heures sur la planète Amalric, on se dit surtout que le secret de l’un des plus grands talents du cinéma français doit résider dans sa capacité à flirter avec le ciel tout en ne perdant jamais le contact avec le sol. Quand il se lève et quitte la pièce, il laisse derrière lui la feuille blanche avec des traits confus, un cercle et un mot – « collure ». Un gribouillage qui, se dit-on, doit forcément avoir un sens pour Mathieu Amalric.</p>
<p><em>New York / Jean-Cosme Delaloye</em></p>
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		<title>L’éducation de Yulieth</title>
		<link>http://fr.tpinews.com/2011/01/31/l%e2%80%99education-de-yulieth.html</link>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 16:27:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Cosme</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Amériques]]></category>

		<category><![CDATA[radio]]></category>

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		<description><![CDATA[Yulieth rêve de faire des études. Mais d'ici trois ans, la jeune fille de 12 ans devra abandonner l'école si ses parents n'arrivent pas à trouver l'équivalent de 1 dollar par jour pour lui payer son ticket de bus jusqu'à une école secondaire située à une quinzaine de kilomètres de son village.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="infobox left">
<ul>
<li>Yulieth rêve de faire des étude. </li>
<li>Mais d&#8217;ici trois ans, la jeune fille honduréenne de 12 ans devra abandonner l&#8217;école si ses parents n&#8217;arrivent pas à trouver l&#8217;équivalent de 1 dollar par jour pour lui payer son ticket de bus jusqu&#8217;à une école secondaire située à une quinzaine de kilomètres de son village.</li>
<li>Dans les campagnes du Honduras, cette précarité est récurrente pour les enfants d&#8217;agriculteurs.</li>
</ul>
</div>
<p>Yulieth rêve de faire des études. Mais d&#8217;ici trois ans, la jeune fille de 12 ans devra abandonner l&#8217;école si ses parents n&#8217;arrivent pas à trouver l&#8217;équivalent de 1 dollar par jour pour lui payer son ticket de bus jusqu&#8217;à une école secondaire située à une quinzaine de kilomètres de son village.<br />
Dans les campagnes du Honduras, cette précarité est récurrente pour les enfants d&#8217;agriculteurs. Depuis le coup d&#8217;Etat de 2009, les prix ont encore augmenté et le travail s&#8217;est fait plus rare. Mais malgré cela, Yulieth cultive ses rêves d&#8217;université en faisant consciencieusement ses devoirs dans la petite maison toute simple de ses parents. Pour écouter le reportage de Jean-Cosme Delaloye, <a href="http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/un-dromadaire-sur-l-epaule/?date=04-05-2010">cliquer ici</a>.</p>
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		<title>Le juteux mais fragile business des prisons privées</title>
		<link>http://fr.tpinews.com/2011/01/31/le-juteux-mais-fragile-business-des-prisons-privees.html</link>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 16:13:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Cosme</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[économie]]></category>

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		<description><![CDATA[Aux Etats-Unis, deux grosses compagnies, Correction Corporation of America and the Geo Group, se disputent une part croissante du marché des prisons à l’heure où la population carcérale américaine ne cesse d’augmenter. Un bémol tempère toutefois l’optimisme des analystes: la crise économique a forcé les Etats et municipalités à couper dans le budget des prisons.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="infobox left">
<ul>
<li>Aux Etats-Unis, deux grosses compagnies, Correction Corporation of America and the Geo Group, se disputent une part croissante du marché des prisons à l’heure où la population carcérale américaine ne cesse d’augmenter.</li>
<li>Un bémol tempère toutefois l’optimisme des analystes: la crise économique a forcé les Etats et municipalités à couper dans le budget des prisons.</li>
<li>Les couloirs de la mort pourraient être privatisés.</li>
</ul>
</div>
<p>A l’image de Guantanamo, l’incarcération est un savant mélange de public et de privé aux Etats-Unis. Sur la base américaine à Cuba, la détention des personnes suspectées de terrorisme a été confiée à l’armée. Celle des immigrés illégaux a été sous-traitée au Geo Group (NYSE:GEO ), numéro deux de la prison privée aux Etats-Unis derrière Corrections Corporation of America (NYSE:CXW). </p>
<p>En 2009, 126 000 détenus ont été confiés à des groupes privés, soit une part de marché de près de 9% (contre 6% en 2000).  Selon un rapport du Pew Center on the States, un groupe de recherches à Washington, le nombre de personnes incarcérées outre-Atlantique est passé de 585 084 en 1997 à près de 1,6 millions en 2007. A cela, est venu s’ajouter un nombre record de sans-papiers. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement Bush s’est attaqué à l’immigration illégale et a envoyé les personnes en instance d’expulsion dans des prisons privées. En 2008, les Etats-Unis ont renvoyé quelque 200 000 illégaux dans leurs pays respectifs. Un nombre record en augmentation de 20% par rapport à l’année précédente. “L’immigration illégale est indéniablement l’un des moteurs de la croissances des prisons privées”, souligne Gregg Klein, analyste à BNP Paribas à New York.</p>
<p>Après des années de croissance qui ont vu passer la valeur des actions de $2,38 en 2000 à une fourchette comprise entre $19 et $25 cette année, le business des prisons privées est à un tournant. Il n’est pas imperméable à la crise économique et aux bavures récurrentes. La récente évasion de trois détenus condamnés à de lourdes peines d’une prison de l’Arizona gérée par Management and Training Corp., un groupe privé, a ébranlé un secteur déjà mis à mal par les coupes budgétaires opérées par les collectivités publiques. Plusieurs prisons sont vides, car les Etats et les localités, principaux clients des groupes de prisons privés, n’ont souvent d’autre choix que d’envoyer les détenus dans les établissements surpeuplés qu’ils gèrent eux-mêmes. Corrections Corporation of America a quelque 12 000 lits inoccupés. “Si l’on schématise: un détenu coûtera dans l’absolu moins cher à un Etat s’il est “sous-traité” à une prison privée”, explique Gregg Kein. “A moins que l’Etat n’opte pour la solution “surpopulation” et mette encore plus de prisonniers dans des ses propres pénitenciers déjà surpeuplés. Cela lui permet de rentabiliser encore plus ses établissements, et c’est ce qui s’est passé ces dernières années car l’économie allait tellement mal. Mais la situation est si critique dans certaines prisons que les collectivités publiques doivent aujourd’hui considérer le recours aux groupes privées. Dans ce contexte, il ne fait aucun doute que les ces derniers ont traversé une passe difficile, mais à long terme les perspectives pour les investisseurs sont bonnes”.</p>
<p>Pour se relancer, CCA et Geo Group parient sur la fragilité de la reprise et l’incapacité des collectivités publiques à financer elles-mêmes la construction de nouvelles prisons  “Jusqu’ici, aucun de nos partenaires étatiques n’a débloqué de fonds dans leurs budgets pour 2011 pour la construction de nouvelles prisons et nous continuons à croire que le résultat sera l’utilisation de nos places libres, ce qui nourrira notre croissance à long terme”, a affirmé le patron de CCA, Damon Hininger, en août. CCA a enregistré une hausse de 1,6% de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre de 2010  et a revu à la hausse ses perspectives de bénéfice pour 2010. Dans son dernier rapport, Cooley May, analyste chez Macquarie Research à New York, prévoit une croissance de 6% par an du secteur des prisons privées d’ici 2013. “C’est le moment idéal pour investir dans l’industrie des prisons privées”, écrit-il. </p>
<p>Le 12 août, Geo Group a avalé Cornell Companies (NYSE: CRN), le numéro 3 du secteur, pour 730 millions de dollars. “Cet événement crée un groupe plus fort avec un chiffre d’affaires de 1,5 milliards de dollars (ndlr: contre 1,7 milliards de dollars pour CCA) et améliore notre offre”, a affirmé dans un communiqué George Zoley, le patron  de Geo Group. Les analystes voient aussi la transaction d’un oeil favorable. “Il y avait jusqu’ici 3 grands acteurs dans l’industrie des prisons privées aux Etats-Unis”, souligne Gregg Klein. “Il n’en reste plus que deux. Cela va permettre à Geo de réduire ses coûts en intégrant le réseau de Cornell au sien”.</p>
<p></strong>Des couloirs de la mort privatisés?</strong><br />
Les prisons privées jouent la carte prix face à leurs concurrentes publiques. Comme le souligne TC Robillard, analyste chez Signal Hill à Baltimore,  leur gestion au quotidien permet aux Etats de faire des économies de 10 à 15% par rapport à la gestion d’une prison étatique. “De plus, construire une nouvelle prison coûte entre 100 et 125 millions de dollars à un groupe privé”, poursuit TC Robillard. “Mais si un Etat s’en charge, il faut compter près du double”. Le business model de CCA ou Geo va du design et de la construction des prisons à  leur exploitation. Dans l’Arizona par exemple, 5 des 15 prisons étatiques sont gérées par des compagnies privées et l’Etat a proposé en 2009 de sous-traiter 9 des 10 prisons restantes à des groupes privés. L’Arizona réfléchissait même à privatiser ses couloirs de la mort. </p>
<p>Les gros groupes de prisons privées se tournent aussi vers l’étranger. Geo par exemple gère des prisons en Grande-Bretagne, en Australie et en Afrique du Sud. “Ce pays s’apprête à octroyer 5 nouveaux contrats de 3000 détenus chacun”, explique TC Robillard. “Geo a déjà une prison de 3000 place là-bas et est bien placée pour remporter trois des 5 appels d’offre”. </p>
<p>“Le secteur des prisons privées est en train de surmonter sa passe difficile”, conclut TC Robillard. “Il offre incontestablement de bonnes perspectives aux investisseurs sur 2-3 ans, car le nombre de détenus va continuer à augmenter aux Etats-Unis”. Chez Macquarie, Cooley May parie surtout sur Geo Group: “Nous estimons que Geo va faire croître son bénéfice par action à un rythme annuel de  13 à 16% d’ici 2013”. Quant à Gregg Klein, il estime que les prisons privées devraient renouer avec de bons résultats en 2011. </p>
<p>Un version différente de cet article est parue en 2010 dans le magazine <strong><a href="http://www.largenetwork.com/fr/magazines/swissquote">Swissquote</a></strong>.</p>
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		<title>L&#8217;enfer de Bessie, prostituée au Honduras</title>
		<link>http://fr.tpinews.com/2011/01/31/lenfer-de-bessie-prostituee-au-honduras.html</link>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 14:52:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Cosme</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[radio]]></category>

		<category><![CDATA[reportages]]></category>

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		<description><![CDATA[Trois soirs par semaine, Bessie, Noellia et Viviane, des prostituées transexuelles, battent le pavé dans la zone rouge de Tegucigalpala, la capitale du Honduras. Elle sont prêtes à vendre leur corps et à mettre leur vie en danger pour quelques dollars qui leur permettront de tenir la semaine. Depuis le coup d'Etat de juin 2009, ces prostituées sont des cibles pour les voyous qui les attaquent en toute impunité. Quatre jours après ce reportage, l'une d'entre elles a d'ailleurs été abattue au petit matin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></a></p>
<div class="infobox left">
<ul>
<li>Trois soirs par semaine, Bessie, Noellia et Viviane, des prostituées transexuelles, battent le pavé dans la zone rouge de Tegucigalpala, la capitale du Honduras.</li>
<li>Elle sont prêtes à vendre leur corps et à mettre leur vie en danger pour quelques dollars qui leur permettront de tenir la semaine.</li>
<li>Quatre jours après ce reportage, l&#8217;une d&#8217;entre elles a d&#8217;ailleurs été au petit matin.</li>
</ul>
</div>
<p>Trois soirs par semaine, Bessie, Noellia et Viviane, des prostituées transexuelles, battent le pavé dans la zone rouge de Tegucigalpala, la capitale du Honduras. Elle sont prêtes à vendre leur corps et à mettre leur vie en danger pour quelques dollars qui leur permettront de tenir la semaine.<br />
Depuis le coup d&#8217;Etat de juin 2009, ces prostituées sont des cibles pour les voyous qui les attaquent en toute impunité. Quatre jours après ce reportage, l&#8217;une d&#8217;entre elles a d&#8217;ailleurs été abattue au petit matin.<br />
Pendant deux soirs, Bessie et ses amies nous ont accueilli sur leur bout de trottoir et ont accepté de témoigner de la violence dont elles font l&#8217;objet.<br />
Pour écouter le reportage de Jean-Cosme Delaloye, <strong><a href="http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/un-dromadaire-sur-l-epaule/?date=03-05-2010">cliquer ici</a></strong><strong>.</p>
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		<title>Une famille américaine face à l&#8217;incertitude</title>
		<link>http://fr.tpinews.com/2011/01/30/une-famille-americaine-face-a-lincertitude.html</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Jan 2011 00:41:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Cosme</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[économie]]></category>

		<category><![CDATA[articles]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que Barack Obama a insisté mardi sur sa politique pour l’emploi et pour réduire le déficit du budget américain, la consommation des ménages reste le véritable moteur de l’économie américaine. Chez les Bazinet à New York, on se prépare à limiter les dépense en ce début d’année.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="infobox left">
<ul>
<li>Alors que Barack Obama a insisté dans son discours sur l&#8217;état de l&#8217;Union sur sa politique pour l’emploi , la consommation des ménages reste le véritable moteur de l’économie américaine.</li>
<li>Une forte consommation lors du dernier trimestre de 2010 a permis d&#8217;accélérer la croissance du PIB américain. </li>
<li>Malgré cela, chez les Bazinet à New York, on se prépare à limiter les dépenses en ce début d’année. </li>
</ul>
</div>
<p><em>New York</em>. Une expérience difficile avec les cartes de crédit à l’âge de 18 ans, a suffi à Ryan Bazinet pour se méfier d’elles. Aujourd’hui, ce père de famille new-yorkais de 30 ans n’achète que ce qu’il peut s’offrir. « Si nous utilisons notre carte de crédit, nous payons la totalité de ce que nous devons à la fin du mois ». Assises à ses côtés, son épouse Sara acquiesce en riant : «  La plupart de mes amies ont pour 10000 dollars de dettes et paient le minimum requis. Nous avons choisi de ne pas le faire, mais du coup nous n’avons pas de grande télé à la maison ». </p>
<p>Originaires du Massachusetts, les Bazinet se sont installés à New York à l’automne 2009 avec leur fils, Léo. Ryan écrit sa thèse en musicologie dans le but de devenir professeur d’université et Sara s’occupait de la gestion d’immeubles en poursuivant ses études de sciences sociales. Léo, 4 ans, va à l’école publique. « L’année 2010 a probablement été la meilleure financièrement pour nous, mais 2011 est incertaine », glisse Ryan. Sara vient de perdre son emploi. Elle a envoyé une centaine de CV, mais n’a encore rien trouvé. « C’est quasiment impossible à l’heure actuelle », dit-elle. </p>
<p>Pour James Hamilton, professeur d’économie à l’Université de Californie à San Diego, l’emploi reste de loin la principale préoccupation des Américains. « Même si la récession est derrière nous, le taux de chômage va rester élevé (ndlr. il était de 9,4% en décembre) pendant longtemps, car le taux de croissance de 3% prévu pour 2011 n’est pas assez fort pour  faire baisser le chômage de manière significative ». </p>
<p>Ryan et Sara Bazinet risquent de quitter cette année leur confortable duplex en bordure d’un parc. « Nous devrons probablement déménager en juin, car nous ne pourrons plus payer le loyer », glisse la jeune femme. A New York, les prix à la location continuent de flamber malgré la fragile sortie de crise économique et peuvent constituer jusqu’à 50% du budget mensuel d’une famille. « Nous faisons partie de cette classe moyenne qui n’a pas assez d’argent pour faire de folies, mais qui ne souffre pas », enchaîne Sara Bazinet. « Nous ne pouvons pas partir en vacances cette année, mais nous avons de quoi aller voir un match de baseball. Les classes moyennes s’en sortent lorsqu’elles acceptent ce qu’elles sont. Les problèmes interviennent quand elles se mettent à dépenser sans compter ».</p>
<p>L’économie américaine vit de ce paradoxe. Les Américains considèrent dans leur majorité que leur situation financière s’est dégradée ces dernières années. 1,53 millions d’entre eux ont fait faillite en 2010, soit une augmentation de 9% par rapport à 2009. Le taux de chômage reste au dessus de la barre des 9%. Une enquête du bureau Credit Karma montre en outre que les Américains se sont attaqués à leurs dettes de cartes de crédit en 2010. Elles ont baissé de 8% pour atteindre une moyenne nationale de 7400 dollars par personne. </p>
<p>Malgré cela, la consommation qui représente, selon les différentes méthodes de calcul, entre 60% et 70% de l’économie américaine, a augmenté de 4% en 2010, son meilleur résultat depuis 2006. Pour le dernier trimestre de 2010, les économistes s’attendent à une croissance du PIB de 3,5% contre 2,6% pour les mois précédents. « Grâce aux baisses d’impôts, le revenu net des Américains a augmenté », explique James Hamilton. « Du coup, ils ont pu réduire leurs dettes tout en consommant plus ». Les concitoyens  de Barack Obama restent néanmoins plus prudents dans leurs dépenses. « Les niveau d’endettement des Américains était tel au moment de la crise économique en 2008 qu’ils hésitent à emprunter et à vivre à crédit », poursuit le professeur d’économie. « Cette méfiance explique en partie la lenteur de la reprise de économique ici, car notre économie dépend énormément de la consommation. Cette dernière s’est améliorée, mais ce n’est pas encore assez ».</p>
<p>En 2011, Sara, Ryan et Léo Bazinet vont faire des choix. « Mon mari est un fan de l’équipe de baseball des Milwaukee Brewers », raconte Sara. « Nous avons trouvé des tickets pour aller les voir jouer ici contre les New York Yankees ». Le coût d’une telle expédition en famille coûte en moyenne 300 dollars. « Notre abonnement au club de sports (ndlr. 107 dollars par mois) est quelque chose que nous voulons conserver à tout prix dans notre budget », poursuit Sara. « Pour Noël, Léo a par exemple a reçu une inscription au cours de natation de la part de sa grand-mère ». </p>
<p>Chaque mois, les Bazinet mettent de l’argent de côté pour aller voir leur famille dans le nord de l’Etat de New York. Un trajet dont le coût a augmenté en raison de la hausse du prix de l’essence ces derniers mois. « Cette augmentation a un impact négatif sur la confiance des consommateurs américains dans la reprise américaine », souligne James Hamilton. Et Sara Bazinet de conclure :« Il est difficile pour nous de faire des prévisions au-delà du mois de juin, car je ne sais pas comment ma recherche d’emploi va évoluer. Mais nos priorités vont rester l’école et les activités sportives de Léo ».</p>
<p><strong>New York / Jean-Cosme Delaloye</strong></p>
<p>Cet article est paru le 28 janvier 2011 dans la <a href="http://www.tdg.ch">Tribune de Genève</a> et <a href="http://www.24heures.ch">24 heures</a>.</p>
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		<item>
		<title>Moi, Michelle, 37 ans et mère porteuse</title>
		<link>http://fr.tpinews.com/2008/10/30/moi-michelle-37-ans-et-mere-porteuse.html</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Oct 2008 19:42:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Cosme</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[reportages]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>New York</em>. Une femme, un homme et deux landeaux. Michelle Thomas, un petit bout de femme de 1m54 aux cheveux court et au rire franc, et Michael D., un acteur au teint hâlé, projettent à permière vue l’image de parents traditionnels. L’histoire que le couple s’apprête à partager avec la quarantaine de personnes présente en ce mercredi soir de fin juin dans une salle du centre pour gays et lesbiennes de New York, n’a pourtant rien de classique. Michael D. est homosexuel. Il a dépensé au total 100 000 dollars (103 000 francs suisses) pour avoir Dimitri et Ioanna, les jumeaux mis au monde il y a trois mois par Michelle Thomas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://tpinews.com/wp-content/uploads/2008/07/michellesm1.jpg" class="photo" alt="agence the.point.is." /></p>
<p class="infobox left">
<ul>
<li>Alors que la France réfléchit à légaliser la maternité pour autrui, une mère porteuse américaine témoigne de son expérience aux côtés du père des enfants qu’elle a mis au monde.</li>
<li>Après une première fausse couche, Michelle Thomas (<strong>photo Daniella Zalcman</strong>) a donné des naissance à des jumeaux.</li>
<li>Michael D., le père des jumeaux, a dépensé 100 000 dollars pour réaliser son rêve.</li>
</ul>
<p><em>New York</em>. Une femme, un homme et deux landeaux. Michelle Thomas, un petit bout de femme de 1m54 aux cheveux court et au rire franc, et Michael D., un acteur au teint hâlé, projettent à permière vue l’image de parents traditionnels. L’histoire que le couple s’apprête à partager avec la quarantaine de personnes présente en ce mercredi soir de fin juin dans une salle du centre pour gays et lesbiennes de New York, n’a pourtant rien de classique. Michael D. est homosexuel. Il a dépensé au total 100 000 dollars (103 000 francs suisses) pour avoir Dimitri et Ioanna, les jumeaux mis au monde il y a trois mois par Michelle Thomas.</p>
<p>La femme de 37 ans est avocate commise d’office dans le Dakota du Sud. Divorcée, elle élève seule Jacob, son fils de 6 ans et demi. “Je voulais de nouveau être enceinte mais ne souhatais plus élever un autre enfant dans ma situation, explique-t-elle. J’ai donc décidé de devenir mère porteuse”.</p>
<p>Michelle Thomas ne souhaite pas dévoiler combien sa maternité pour Michael D. lui a rapporté, mais affirme que le prix était conforme à ceux “du marché”. A l’heure actuelle, une mère porteuse gagne entre 25 000 et 30 000 dollars pour une première grossesse aux Etats-Unis. L’avocate l’avoue: cette rémunération a rendu la démarche intéressante. “Mais par rapport à ce que j’ai dû endurer, ce n’est pas énorme, explique-t-elle. J’ai dû me faire des injections quotidiennes dans le ventre pendant six mois avant de tomber enceinte. J’ai perdu le premier bébé et ai finalement accouché par césarienne”.</p>
<p>Quand il raconte la fausse couche, Michael D. se met à pleurer. “C’était horrible, mais je me dis qu’il y a une raison à tout ce qui arrive” lâche-t-il. A ses côtés, la jeune femme parle de son sentiment de culpabilité: “Contractuellement, Michael avait le droit à deux autres tentatives et j’avais peur que le problème se reproduise, glisse-t-elle. J’ai même appelé une voyante”. “Pour ma part, j’étais confiant car nous avions la Mercedes des embryons”, ajoute Michael D.</p>
<p>L’acteur explique avoir cherché des ovules sur internet: “Je voulais ceux d’une femme diplômée d’une grande école. Je les ai payés 20 000 dollars, soit le double du prix de marché”. Ces ovules ont ensuite été fécondés in vitro par le sperme de Michael D. et Michelle Thomas a reçu les embryons âgés de 5 jours. Le couple s’était rencontré par le biais de Circle Surrogacy, une agence basée à Boston. “Nous passons beaucoup de temps à étudier les profils des mères porteuses et ceux de nos clients”, assure Ron Poole-Dayan, responsable du marketing chez Circle Surrogacy.</p>
<p>Michael D. le reconnaît: toutes les expériences ne sont pas aussi heureuses que la sienne: “J’espère que vous aurez de la chance de tomber sur une femme aussi intelligente que Michelle”, lance-t-il à la vingtaine de couples gays qui assistent à la réunion. En fin d’année dernière, une mère porteuse de Floride a par exemple remporté sa bataille légale contre un couple hétéroseuxel qui l’avait engagée et utilisé ses ovules. Et c’est finalement elle qui a obtenu la garde du bébé.</p>
<p>Trois mois après la naissance de Dimitri et Ioanna, Michael D. et Michelle Thomas continuent à s’appeler régulièrement. “Nous ne sommes pas une famille, mais sommes liés, explique le père des jumaux. C’est important car je pourrai dire un jour à mes enfants d’où ils viennent”. De son côté, la mère porteuse pense sérieusement à “louer son ventre” une nouvelle fois.</p>
<p><strong>New York / Jean-Cosme Delaloye</strong></p>
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		<item>
		<title>Barack Obama, un espoir dans les ghettos noirs de Philadelphie</title>
		<link>http://fr.tpinews.com/2008/10/30/484.html</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Oct 2008 19:32:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Cosme</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Maison Blanche 08]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Philadelphie</em>. Les traces de sang sont encore visibles sur le trottoir. Des peluches, des bougies, des fleurs et des dizaines de cartes ont étaient déposées à l’endroit où Kendall Scott, un Afro-Américain de 24 ans, a été abattu le 16 octobre. Dans ce quartier noir et pauvre de l’ouest de Philadelphie, la violence a de nouveau frappé. Un jeune homme afro-américain accompagné de deux petits garçons, se recueille devant le mémorial de fortune. Il montre sa main droite dans une attelle. “On m’a tiré dessus en septembre, mais j’ai pu me protéger avec ma main”, lance-t-il en colère. “On ne sait jamais qui va vous tuer. C’est pour cela que je suis venu ici avec eux”, ajoute-t-il en montrant les deux garçons.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://tpinews.com/wp-content/uploads/2008/10/gabesm.jpg" class="photo" alt="agence de presse the.point.is." /></p>
<div class="infobox left">
<ul>
<li>Pendant toute la semaine, tpinews.com va sillonner la Pennsylvanie, un Etat que Barack Obama et John McCain se disputent âprement et qui sera décisif lors du scrutin présidentiel du 4 novembre.</li>
<li>Aujourd’hui: le vote noir et la question raciale à Philadelphie, capitale de Pennsylvanie.</li>
<li>Dans les grands quartiers noirs de cette ville de 1,5 millions d’habitants, rongés par la pauvreté et la violence, le sénateur de l’Illinois est l’incarnation d’un avenir “peut-être” meilleur.</li>
</ul>
</div>
<p><em>Philadelphie</em>. Les traces de sang sont encore visibles sur le trottoir. Des peluches, des bougies, des fleurs et des dizaines de cartes ont étaient déposées à l’endroit où Kendall Scott, un Afro-Américain de 24 ans, a été abattu le 16 octobre. Dans ce quartier noir et pauvre de l’ouest de Philadelphie, la violence a de nouveau frappé. Un jeune homme afro-américain accompagné de deux petits garçons, se recueille devant le mémorial de fortune. Il montre sa main droite dans une attelle. “On m’a tiré dessus en septembre, mais j’ai pu me protéger avec ma main”, lance-t-il en colère. “On ne sait jamais qui va vous tuer. C’est pour cela que je suis venu ici avec eux”, ajoute-t-il en montrant les deux garçons.</p>
<p>En 2007, Philadelphie a connu en moyenne un meutre et quatre fusillades par jour. Ici, près d’un habitant sur deux est noir. A l’image du reste du pays, un Afro-Américain sur quatre résidant à Philadelphie vit au dessous du seuil de pauvreté. Une proportion qui est restée stable pendant les deux mandats de George Bush mais qui est surtout la plus importante toutes races confondues outre-Atlantique.</p>
<p>Pour battre le républicain John McCain et remporter la Pennsylvanie le 4 novembre, Barack Obama mise sur un excellent résultat à Philadelphie, un ville plus progressiste et nettement plus «noire » que le reste de l’Etat. Une ville dans laquelle il avait devancé de 30 points sa rivale Hillary Clinton, lors des primaires démocrates. Le 18 mars dernier, il y a prononcé un discours très remarqué sur la question raciale qui a donné le ton d’une campagne, au cours de laquelle le sénateur de l’Illinois s’est efforcé de faire le faire le lien entre les Blancs, les Noirs, les Hispaniques (voir ci-dessous).</p>
<p>La crise économique ces dernières semaines a permis à Barack Obama de transcender la question de sa couleur de peau auprès de nombreux électeurs des petites villes conservatrices et blanches. Robert Santore, un habitant de Shamokin, une localité minière sur le déclin dans le centre de la Pennsylvanie, est l’un d’entre eux. Il avoue qu’un Noir n’était pas forcément son « premier choix ». Mais l’ancien contremaître estime les Etats-Unis ont besoin d’un changement de direction après George Bush et que Barack Obama est le mieux placé pour y parvenir.</p>
<p>Le “vote noir” pourrait néanmoins faire pencher la balance du côté démocrate dans plusieurs Etats clés dont la Pennsylvanie, mais aussi la Floride ou la Caroline du Nord. Selon un sondage du Joint Center for Political and Economic Studies, 84% des électeurs afro-américains soutiennent Barack Obama contre 6% pour John McCain.</p>
<p>Franchie Lloyd (<strong>photo Daniella Zalcman</strong>), un Afro-Américain de 22 ans originaire de Philadelphie, a déjà voté par correspondance pour Barack Obama. “Il y a quelques semaines, il est venu dans le quartier”, dit-il. “Il y avait beaucoup d’enfants pour l’écouter parler. Il faut quelqu’un qui nous aide à nettoyer les rues de mon quartier des armes et à inciter les enfants à rester à l’école”. Gabe Scott (ndlr, aucun lien de parenté avec Kendall Scott), 21 ans, a fait 5 mois de prison pour un vol de voiture. “J’ai payé le prix de ma bêtise”, glisse le manutentionnaire dans un supermarché. Il estime que Barack Obama est un exemple pour une génération de jeunes Noirs qui, comme lui, n’ont pas connu leur père.</p>
<p>Devant un immeuble modeste à une centaine de mètres de l’endroit où est décédé Kendall Scott, Carlton Stith, un quinquagénaire, fustige la violence de son quartier en buvant une bière. “Barack Obama parle au moins de nous”, dit-il. “Mais s’il devient président, je suis sûr qu’ils changeront son adresse de la Maison Blanche à celle du cimetière le plus proche”.</p>
<p>Cette peur de voir le candidat démocrate être assassiné ou perdre la présidentielle à cause de sa couleur de peau, est récurrente chez les Afro-Américains issus de milieux modestes. “Vont-ils vraiment laisser un Noir s’installer à la Maison Blanche?”, se demande Gabe Scott. Dans les classes moyennes noires, on se méfie aussi de l’impact de la question raciale le 4 novembre. “Certaines personnes voteront peut-être contre Barack Obama à cause de leurs préjugés”, aadmet Martin Taylor, un travailleur social, résidant dans l’ouest de la Pennsylvanie. “Mais si Obama est élu et qu’il fait du bon travail, il aura prouvé que l’on peut être issu d’une minorité et changer la Maison Blanche”.<br />
<strong><br />
Philadelphie / Jean-Cosme Delaloye</strong></p>
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		<item>
		<title>Jeff DePrimo, héros d’une Amérique qui paie chaque jour le prix de ses guerres</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Oct 2008 19:29:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Cosme</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Maison Blanche 08]]></category>

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		<description><![CDATA[Pittston (Pennsylvanie).</em> Le soldat qui défile en treillis avec ses compagnons de promotion, s’est retourné. Il rit devant l’église blanche de Pittston, une petite ville dans le nord-est de la Pennsylvanie. “C’est ma photo préférée de mon neveu”, dit Ron Gitkos (photo Daniella Zalcman). “Là, il est en train de regarder sa mère qui s’était exclamée “c’est mon bébé” en le voyant”. C’était le 28 mai 2007. Ce jour-là, Jeff DePrimo ne le savait pas: il lui restait moins d’un an à vivre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://tpinews.com/wp-content/uploads/2008/10/gitkos400.jpg" class="photo" alt="agence de presse the.point.is" /></p>
<div class="infobox left">
<ul>
<li>the.point.is. sillonne la Pennsylvanie, un Etat que Barack Obama et John McCain se dispiutent âprement et qui sera décisif lors du scrutin présidentiel du 4 novembre.</li>
<li>Chaque jour, nous abordons l’un des grands thèmes de cette élection. Aujourd’hui: le prix de la guerre.</li>
<li>JLes guerres en Irak et en Afghanistan ont fait près de 5000 victimes américaines et continuent à diviser les électeurs. Alors que Barack Obama demande un retrait d’Irak dans les 16 mois, John McCain ne veut pas d’une date fixe.</li>
</ul>
</div>
<p><em><br />
Pittston (Pennsylvanie).</em> Le soldat qui défile en treillis avec ses compagnons de promotion, s’est retourné. Il rit devant l’église blanche de Pittston, une petite ville dans le nord-est de la Pennsylvanie. “C’est ma photo préférée de mon neveu”, dit Ron Gitkos (photo Daniella Zalcman). “Là, il est en train de regarder sa mère qui s’était exclamée “c’est mon bébé” en le voyant”. C’était le 28 mai 2007. Ce jour-là, Jeff DePrimo ne le savait pas: il lui restait moins d’un an à vivre.</p>
<p>Ron Gitkos, un mécanicien, voit chaque jour l’église blanche située face à son garage, mais n’a plus que les souvenirs de son neveu, un officier dans la Garde nationale, de Pennsylvanie, qui avait été déployé en mars dernier en Afghanistan. Un passage au front immortalisé par une photo que Ron Gitkos a mise sur son comptoir. Le cliché pris le 23 mars 2008 par un photographe de l’agence AP montre Jeff DePrimo, 35 ans, l’arme au poing et le regard fier.</p>
<p>Deux mois plus tard, le 20 mai, le véhicule dans lequel le fils de Joseph DePrimo et Helen Gitkos DePrimo avait pris place, a heurté une mine. “Mon neveu Jeff a décidé de rejoindre l’armée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, raconte Ron Gitkos. Il voulait faire tout ce qu’il pouvait pour servir son pays et est mort pour ses principes”.</p>
<p>L’histoire de Jeff DePrimo est une histoire américaine. Aux quatre coins des Etats-Unis, des familles paient le prix des guerres en Irak et en Afghanistan. L’officier de Pittston avait étudié la musique, jouait dans un groupe de guitare classique et travaillait dans la concession automobile de son oncle paternel, à l’entrée de la ville. Il venait d’une famille à la tradition militaire bien ancrée. Son grand-père a participé au Débarquement en Normandie lors de la Seconde guerre mondiale. Son oncle Ron a fait le Vietnam . “Je soutiens la guerre en Irak car nous avons libéré un peuple d’un tyran, affirme ce dernier. Nous combattons les terroristes là-bas pour ne pas avoir à le faire chez nous”.</p>
<p>Dans des Etats-Unis ébranlés par la crise économique, les guerres en Irak et en Afghanistan sont moins discutées depuis plusieurs semaines par les deux candidats à la Maison Blanche. Mais ces conflits qui ont fait près de 5000 victimes, font partie des préoccupations majeures des Américains à la veille du scrutin présidentiel du 4 novembre.</p>
<p>La guerre en Irak est très impopulaire à l’image d’un George Bush qui ne recueille que 25% d’avis positifs dans les sondages. Le sénateur de l’Arizona continue cependant à la mentionner lors de ses meetings de campagne. Cindy McCain a récemment fait le tour de la Pennsylvanie en demandant aux électeurs de donner à son mari la chance de faire rentrer les troupes américaines d’Irak avec “honneur et dans la victoire”. Un argument qui convainc Denisse Cruz, une femme femme qui a servi dans la marine de 1994 à 1998. “Nos soldats doivent pouvoir être accueillis en héros quand ils auront remporté la victoire, glisse l’employée d’une entreprise de services financiers. Leur service ne peut pas avoir été vain”.</p>
<p>Une majorité d’électeurs rencontrés en Pennsylvanie comme Chris Shaw, un courtier en assurances à Wilkes-Barre, demande la fin de la guerre en Irak et soutient Barack Obama en raison de son opposition à cette guerre. “C’est le conflit le plus mal préparé de l’histoire des Etats-Unis”, lance-t-il. Sur l’Afghanistan en revanche, tout le monde, à commencer par Barack Obama et John McCain, semble en revanche convaincu qu’il faut plus de troupes.</p>
<p>Ruth Gonzales a servi dans l’année au moment de la guerre du Vietnam. Elle s’occupe depuis 20 ans des vétérans et espère que le prochain président ne réduira pas les ressources qui leur sont allouées. “Les vétérans aujourd’hui sont beaucoup plus jeunes et souffrent de stress provoqué par les combats”, explique-t-elle. “Pour la première fois depuis le Vietnam, des femmes meurent au combat. Et quand vous avez un enfant du pays comme Jeff DePrimo qui est tué, toute une ville est en deuil”.<br />
<strong>Pittston / Jean-Cosme Delaloye</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Jugement explosif dans l’affaire d’un noir abattu par la police</title>
		<link>http://fr.tpinews.com/2008/04/25/jugement-explosif-dans-l%e2%80%99affaire-d%e2%80%99un-noir-abattu-par-la-police.html</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Apr 2008 19:31:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Cosme</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>New York</em>. Le 25 novembre 2006, Sean Bell, un Afro-Américain de 23 ans, est abattu d’une cinquantaine de balles par la police new-yorkaise. Le jeune homme qui n’était pas armé, est mort la nuit précédent son mariage. Le 25 avril 2008, les trois inspecteurs accusés d’avoir fait feu sur lui et sur deux de ses amis à la sortie d’une boîte de striptease, ont été acquittés. Dans son verdict, le juge Arthur Cooperman de la Cour suprême de l'Etat de New York, a estimé que les témoins du drame, dont les amis de la victime, n’étaient par moments pas crédibles. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://fr.tpinews.com/wp-content/uploads/2008/04/sean_bell_narrowweb__300x3740.jpg' class='photo' alt='agence de presse the.point.is.' /></p>
<div class="infobox left">
<ul>
<li>Trois inspecteurs de la police de New York, impliqués dans la mort d&#8217;un noir tué d&#8217;une cinquantaine de balles le jour de son mariage, ont été acquittés vendredi. </li>
<li>Devant le tribunal, plusieurs personnes ont laissé échapper leur colère. </li>
<li>Mike Bloomberg, le maire de New York, a lancé un appel au calme peu après le verdict.</li>
</ul>
</div>
<p><em>New York</em>. Le 25 novembre 2006, Sean Bell, un Afro-Américain de 23 ans, était abattu d’une cinquantaine de balles par la police new-yorkaise. Le jeune homme qui n&#8217;était pas armé, allait se marier quelques heures plus tard. Dix-sept mois plus tard, le 25 avril 2008, les trois inspecteurs accusés d’avoir fait feu sur lui et sur deux de ses amis à la sortie d’une boîte de striptease, ont finalement été acquittés. Dans son verdict, le juge Arthur Cooperman de la Cour suprême de l&#8217;Etat de New York, a estimé que les témoins du drame, dont les amis de la victime, n’étaient par moments pas crédibles. </p>
<p>La décision du magistrat à l’issue de 7 semaines de procès, a suscité une vague de colère chez les supporters de Sean Bell à l&#8217;extérieur du tribunal. La famille de la victime n’a elle pas fait de commentaires à la fin de l&#8217;audience et est partie se recueillir sur la tombe du jeune homme.</p>
<p>Mike Bloomberg, le maire de New York, a appelé ses administrés au calme. “Il n’y a pas de vainqueur dans un jugement comme celui-ci, a-t-il déclaré. Un homme innocent a perdu sa vie, une femme son époux, deux filles ont perdu leur père, et une mère et un père ont perdu un fils”. Le maire a enchaîné: &#8220;Il sera possible de manifester sa désapprobation de manière pacifique et peut-être d&#8217;intenter un nouveau recours en justice. Ce sont les droits que nous avons dans une nation démocratique. Nous ne nous attendons pas à ce qu’il y ait de la violence et il n’y a pas de place pour ça”.</p>
<p>Deux des trois détectives impliqués dans l’affaire, encouraient jusqu’à 25 ans de prison s’ils étaient reconnus coupables. Pendant le procès, le procureur a tenté de démontrer que les policiers qui étaient à l’origine en couverture pour tenter d’arrêter des prostituées, avaient perdu leurs moyens en faisant feu sur Sean Bell et ses amis. </p>
<p>L’un des trois officiers avait affirmé avoir entendu la victime parler d’un pistolet au cours d’une dispute à l’extérieur du club de striptease. Le détective avait raconté avoir suivi Sean Bell et ses deux amis jusqu’à leur véhicule. Il aurait fait feu sur la voiture après une tentative de fuite de M. Bell, qui était ivre ce soir-là. </p>
<p>Le juge Arthur Cooperman a privilégié la thèse de la bavure. Il a considéré crédibles les déclarations des policiers qui ont affirmé s&#8217;être sentis en danger. La famille de Sean Bell qui a également déposé plainte contre la ville de New York pour tenter d’obtenir des millions de dollars de dommages et intérêts, peut faire recours contre le jugement. Hier, le révérend Al Sharpton, personnage influent dans la communauté afro-américaine new-yorkaise et l’un des porte-parole de la famille Bell, a affirmé dans son émission de radio que les Bell avaient &#8220;perdu le premier round&#8221; mais que le &#8220;combat était loin d&#8217;être terminé&#8221;. </p>
<p><strong>tpinews.com</strong></p>
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